mardi 24 juin 2008

Une fille de l'est à l'est sauvage

En images: que ce n'est pas vrai?

Non? Je n'ai pas eu raison dans l'introduction en parlant de la bière? J'ai des preuves. En images.

Voici le frigo de mes parents pendant leurs vacances en France du sud. Il fait chaud la bas et ils font du vélo: ça donne du soif, ça!

Oui, je sais, ce n'est pas exceptionnel. Bon, voilà la voiture de mon père avant de rendre visite ma grand-mère. Ma grand-mère habite à Strakonice, une ville à 60 kilomètres de mes parents. Elle vit seule et on la ramène donc des courses. Et la bière, c'est urgent! Ce weekend, c'était si urgent que ma grand-mère a passé un coup de fil désésperé à ma mère qui est dans l'hôpital et ne peut pas bouger du lit: "J'ai plus de la bière!!!!". Normalement, elle consomme une caisse des bières par mois, mais là, il fait chaud. On peut conclure que ma grand-mère participe bien au victoire des tchèques en consommation de ce boisson divine...

Les autres photos ne sont plus des photos de ma famille, donc j'ai du les prendre avec la discrétion...c'est aussi car je suis discrète qu'il y a pas des photos des hommes qui prennent leur bière le matin ou l'après-midi dans le train: j'ai donc pas de preuve. Mais j'ai quelques jolies dames qui attendent le bus.

Et pour terminer une classique tchèque. La gare de Smichov à Prague, lundi 23 juin 2008 à 13:37. Ou n'importe quel autre jour ou l'heure.

jeudi 19 juin 2008

La fille de l'est à l'est sauvage

Introduction: la Bière

Je suis rentrée chez moi à Rokycany, dans ma ville natale, ce matin après avoir passé seize heures dans le bus Eurolines plus une demie heure dans un bus local. Il faisait chaud. En arrivant chez moi, je suis allée au frigo pour chercher un Gambrinus bien frais. Gambrinus, c'est une bière locale faite à Plzen, c'est à dire Pilsen, là où Pilsner Urquell est brasé. Suis-je une alcoolique? Ah non, juste une Tchèque...

Les Tchèques sont les plus grands consomateurs de la bière au monde et ils en sont fiers. La bière est très bonne et elle fait partie du quotidien. Dans quel autre pays, une série animée comme Maxipes Fik pouvait naître? Ah, vous ne connaissez pas cette série hyperpopulaire? Il s'agit de l'histoire d'une petite fille qui recoît un chiot qu'elle baptise Fik. Le chiot commence à parler et faire d'autres choses que les personnages des contes de fée font d'habitude. Mais aussi, ce chien n'arrête pas de grandir. Ce n'est qu'un jour, après avoir bu une fût de la bière (marque inconnue) que sa croissance s'arrête.

Ce n'était que qprès quelques années en France que je commençait à remarquer et à m'étonner devant les mecs qui sirotent leur bière le matin à la gare avant d'aller au travail et après midi dans le train en rentrant. Mon grand père prenait une bière au petit dejeuner toute sa vie. "Fiche moi la paix avec du thé," disait-il: "ça te ferra du savon dans la bide!" Il moura du cancer en âge assez elevé. Comme la plupart de la population européenne.

"Mon mari ne boit pas...": c'est ainsi que commence un texte que je lis régulièrement avec mes étudiants. Mais ce n'est que eux qui peut s'étonner que ce mari en question dit un peu plus tard: je vais prendre une bière. N'avait-il pas dit qu'il ne boit pas? Mais si, mais ça ne concerne que l'qlcool; donc l'eau de vie et peut être même le vin. Boire de l'eau, ce n'est pas toujours bein perçu chez les hommes tchèques. Déjà, l'eau est plus chère dans les bars que la bière. Et en plus, l'eau, c'est que pour des grenouilles et ça n'arrête pas le soif. Et puis, ne pas boire de la bière, c'est honteux. Je me rappelle des plusieurs des amis tchèques s'excusant et s'expliquant auprès du serveur qu'il ne prennent que du coca...

Puis il y a des camps d"entraînement organisés par des brasseries. C'est pour des consomateurs régulières pour augmenter leur résistance en partant en weekend avec des potes, jouant aux jeux genre courrir avec des paques des bières et puis surtour...en consomant.

Je suis rentrée en Thcèauie, entre autre, aussi car ma mère s'est faite opérer de la hanche. Je suis allée la voir cet après midi et elle m'a demandé d'aller lui chercher un yaourt au frigo des patients. Et au frigo...eh oui, il y en avait, de la bière. Bah oui, il fait chaud même dans un hôpital! Et en plus, la bière, c'est bon pour la santé.

lundi 16 juin 2008

C'est fini...

C'est peut-être car la plupart des Tchèques à Grenoble sont des garçons que tous les événements sportifs sont attendus avec impatience et qu'on fait vraiment l'effort...le championnat de hockey sur glace n'était malheureusement pas transmis par la télé française, mais nous avons pu regarder quand même grâce à notre organisation impecable. Les mecs ont téléchargé les matchs sur l'internet et ils les ont projeté sur la mur en aide d'un vidéoprojecteur emprunté dans un labo dont je ne mentionne pas le nom...Pour l'Euro 2008, la tâche était plus facile, au moins au niveau de disponiblitité des matchs. Il ne fallait plus employer des méthodes acquises et maîtrisées pendant la période du communisme, c'est à dire ceux qui rassemblent à l'écoute clandestin de Radio Free Europe...Nous avons pu regarder dans n'importe quel bar. Pour la première fois, nous nous sommes rencotrés pour le match contre la Suisse. Et comme vous pouvez voir dans le visage de Karel, ce n'était pas toujours facile...

...mais ce n'était pas que nous qui s'est pris des gros brenlés, c'était aussi les Bleus. Au Hasard, un des bars grenoiblois, la quatrième but qu'ils ont réçu des Holandais a provoqué des cris comme "arrêtez le match, s'il vous plaît!!!". Et les supporteurs ont commencé à mettre des blousons pour partir dans la pluie...

Concernant le match avec la Turquie, nous nous avons bien preparés dimanche après-midi pendant un piknik dans le Park Mistral. Du coup, on était assez nombreux dimanche soir. Les mecs n'ont même pas pu résister à chanter notre chanson national. Voilà, on a tout donné...




Et le début n'était pas mal et nous avons été assez motivés...













...et quand le score était 2:0, nous avons pensé de l'avoir dans la poche. Spécialement, car Nicolas affirmait tout l'après-midi que la Tchèquie gagnerait 2:1...on a donc passé le temps a rigoler de la prononciation française du nom d'un de nos joueurs, Jankulowski...je vous assure qu'en tchèque, ça ne veut pas dire la même chose...nous n'avons même pas un équivalent de ce mot-là...



Mais comme vous pouvez voir, Nicolas (débout) commence à se rendre compte qu'il a suivi le match dans sa bulle de cristal que jusqu'à 88ème minute...et le nombre des Turques derière nous ne cesse pas à augmenter...


...nous sommes étonnés...




























mais on y croît toujours: Honza, Helène et moi...


















...mais ça y est. Le seul qui garde son sourire, c'est Tomas. En 90ème minute, il a décider de devenir Turque...










Cet article est aussi une occasion pour remercier à tous les Français qui nous ont apportés leur soutien, notamment à Marine, Helène, Nicolas, Cal et Guillaume. Allez les bleus!

samedi 7 juin 2008

Les étoiles à Genève

De Grenoble à Genève, ce n'est que un petit bout de chemin. En plus, le Cosmonaute y va de temps en temps pour regarder le ciel et les étoiles. Je l'ai donc rejoint jeudi dernier. J'y vais en train et d'habitude, je passe quelques minutes supplémentaires à la frontière répondant aux questions des douaniers...ah oui, je suis une fille de che-pa-quel-pays-de-lest. Ce jeudi, j'ai passé pour la première fois comme tout les autres. C'est que après que j'ai compris que...
L'Euro 2008 commence en 23 heures, 56 minutes! Genève est bien prête pour le tournoi...








C'est qu'un ignorant absolu que pourrait louper le centre des informations...















Et même un Honza et une fille de l'est savent qu'ils sont bienvenue...en fait, srdečně vítáni...













...et que la porte est désormais ouverte...








Le foot est partout...





















Vraiment partout...
























































Comme vous êtes probablement au courrant, donc le groupe A, il y a...
les Suisses...les Turques...les Portugais...







ET NOUS!!!!!

















Bon, ici, ils nous ont un peu oublié...espérons que c'est juste un travail de l'inconscient qui a fait qu'ils ont réfoulé le drapeau de l'adversaire le plus rédoutable, que c'est donc pas un mauvais signe...

De toutes façons, je n'ai pas peur que ça va être chaud.

Il faisait que 13degrées hier.

mardi 3 juin 2008

Les cycles de mes bicycles




La plupart des Tchèques qui viennent en France restent bouche bée devant une dame très chic qui risque de les écraser...par son vélo. Le vélo est un moyen de transport écologique et bon pour le coeur. Au moins moi, j'y garde tous mes vélos.

Étant suffisamment autocritique de mes capacités de conduire, je n'ai jamais possédé de voiture. Je suis donc arrivée à Grenoble avec un cadeau de ma grand-mère: un vélo pliable dont ma grande mère n'utilisait plus, mais dont elle se servait regulièrement, il y a vingt ans. J'appelais le vélo donc Skladacka, ce qui veut dire un vélo pliable en tchèque. Au bout de quelques mois, la Skladacka fabriquée dans une usine communiste a commencé a freiné mon effort d'avancer dans la France capitaliste. C'était assez génant, vu que les freins étaient integrés dans le pédalier et donc difficilement réparables. Pourtant, on m'a volé ma petite Skladacka une nuit de février. Elle a été vu deux jours après sa disparition garée à Grande Place et trois jours après dans un tram avec son nouveau propriétaire. Et là, la trace de Skladacka s'arrête.

Etre sans vélo à Grenoble, c'est comme être sans l'âme. Je me suis donc lancée à la recherche d'un nouveau moyen de locomotion. Ayant l'expérience de Toulouse où je faisais mon Erasmus en 2002, j'ai cherché un marché aux puces. A Toulouse, il était suffisant de se poser sur un banc à la place St Severin dimanche matin. Il y avait des gens qui passaient avec un vélo...et il le proposait. Parfois, c'était votre vélo qui avait disparu la veille...

Mais à Grenoble, je n'ai pas eu besoin de participer au trafic des vélos volés, ni de ruiner mon budget en achetant un vélo: nous avons de la chance d'avoir l'association Le petit vélo dans la tête. Eh oui, là, je fais un peu de la pub, mais c'est une idée géniale: Le petit vélo récupère les carcasses des vélos et les propose à la réparation aux gens qui souhaitent avoir un bicycle original et pas cher. Et ainsi, un après midi de mois de mars, j'ai fait connaissance avec Indurajn. A vrai dire, ce n’était pas un coup de foudre. Quand Pablo, l'animateur chilien de l'association et philosophe qui a toujours bien aimé de parler avec moi un peu de Freud ou de Lacan, pointa ce vélo, je n'ai vu que le guidon oxydé, les pneus abîmés et les freins hors service. Mais finalement, j'ai dépensé les 10 euros et en parlant de signifié et de signifiant, nous nous sommes occupés de mon Indurajn crevé.

A cette époque, je savais déjà que la règle numéro 1 est, en choisissant le cadenas, de mettre toujours un prix plus élevé que celle du vélo. Comme Indurajn coutait 10 euros, j'ai pris un cadenas à 16. La règle a fonctionné jusqu'à un matin de décembre, deux ans plus tard, quand j'étais pressée pour aller à la gare et j'ai trouvé que le cadenas ouvert. Indurajn a disparu, en plus du même stationnement qui était déjà fatal à Skladacka. Je l'ai jamais revu. Des mauvaises langues disent que c'est, car le voleur, fou de rage qu'il a volé un vélo si impossible à rouler, l'a jeté du pont dans l'Isère. Peut-être. Comme dans une légende tchèque, selon laquelle sous Vysehrad, il y a un berceau dans le fleuve Vltava, qui se montrera le jour quand la situation des Tchèques sera vraiment désespérante, je m'imagine Indurajn sur le fond de l'Isère qui émergera le jour le plus difficile pour les vélos grenoblois...

Le jour de disparition d'Indurajn, j'étais pressé pour aller à la gare pour prendre un train à Chambéry où je m'occupais des SDF en tant que stagiaire en psycho. J'étais donc forcée de parcourir le chemin de la gare de Chambéry à Bassens à pied. Mes collègues passaient à côté de moi en me demandant où est passé mon cavalier violet. Et comme c'était une équipe qui aidait les gens, un des collègues m'a proposé de me vendre le vélo de sa copine. J'ai vérifié qu'elle est consentante et Holandia, l'aristocrate, entra dans ma vie.

Il y a d'autres dangers pour les vélos qu’un simple vol. C'est aussi le vol d'une roue ou du guidon qui les menace. La ville est plein des cadavres des vélos. C'est pour ça que j'ai procuré Holandia de deux chaînes de luxe pour les deux roues et d'un autre cadenas pour le siège.

Mais malgré tout mon effort, l'aristocrate n'a pas survécu longtemps dans la jungle. A part les pneus, deux fois crevés par un couteau, un après-midi, elle a reçu des coups de pieds et elle est tombée dans le coma. J'ai cherché un mécanicien qui pourrait s'en occuper, et j'ai trouvé la boutique Lanzalotta qui a promis de m'aider. Mais Holandia demeure là-bas, dans son coma, depuis septembre 2007. Je n'ai pas encore trouvé la force de l'euthanasier.

Pendant quelque temps j'ai donc utilisé un vélo, gentiment prêté par mon ami Tykadlo. Je ne savais pas que pour mon trentième anniversaire je réceverrais un cadeau...



...voilà, c'est Hektor. Il a tout ce qu'un vélo doit avoir pour plaire, en particulière un petit panier et un porte-bagage, on peut donc transporter tout avec, y compris une tige pour les rideaux, une grande tarte millefeuilles ou des cours pour toute la semaine...et bien d'autres choses, mais je ne l'ai pas encore essayé. En plus, Hektor a deux petites trompettes qui permettent protester contre les conducteurs des voitures qui nous bloquent le chemin. Espérons que ça, c'est pour la vie...

lundi 2 juin 2008

Il pleut...





Ce printemps à Grenoble me fait penser au printemps tchèque. Il pleut sans arrêt depuis deux semaines. La seule chose différente par rapport à mon pays, c'est que ici, il fait incroyablement chaud. La semaine dernière, l'Isère s'est levée et elle a viré nos voisins et quelques clochards de leurs maisons.




Avec un temps pareil, il n'y a pas d'autre chose à faire que partir dans la Chartreuse, l'endroit le plus humide de toute la France. Mais au mois, pour la première fois, j'ai vu de proche...






le monastère des moines chartreux. C'est ceux qui fabriquent la Chartreuse, vivent seuls et en silence interrompu que par les cris des touristes...

Puis dimanche, c'était un jour des jeux. J'aime que les Français ont plein des jeux de société. A Grenoble, il y a quelques boutiques qui vendent des jeux et puis il y a une association où vopus pouvez aller jouer si vous n'avez pas assez de place chez vous, pour y mettre des nouveaux jeux...comme un ebayeur qui proposait les Colons de Catane sur ebay l'autre jour...il avait 140 jeux de société chez lui!